Les avantages de l’auto-entreprise pour démarrer une activité

Créé en 2008, le statut de l’auto-entreprise connaît un grand succès et se présente souvent comme la meilleure solution pour les personnes souhaitant lancer leur propre activité. Il s’agit d’un statut très simple qui a déjà été adopté par plus d’un million de personnes.

Cependant, avant de choisir l’auto-entreprise, il est tout de même important de se renseigner au maximum pour être sûr de prendre la bonne décision. Qu’est-ce que l’auto-entreprise ? Et quelles sont les modalités de son application ?

L’auto-entreprise, pour entreprendre plus aisément

Pour commencer une activité, vous devez mener des démarches pour l’obtention d’une existence juridique. Le statut d’auto-entrepreneur possède des particularités intéressantes. En réalité, lorsque vous vous déclarez auto-entrepreneur, vous ne créez pas une nouvelle entité.

C’est simplement une information que vous portez à l’administration en votre propre nom sur l’activité professionnelle que vous désirez commencer à exercer, pour pouvoir être en règle du point de vue de la loi. Or, lorsque vous créez une société, les démarches à mener sont plus complexes, parce que vous allez mettre sur pied une entité autonome et vous positionner dans la plupart des cas comme le principal dirigeant.

Plusieurs raisons expliquent le choix du statut d’auto-entrepreneur.

Auto-entreprise : bénéficier d’un régime social simplifié

Grâce à la loi de modernisation de l’économie, le régime social de l’auto-entrepreneur s’est nettement simplifié. Ce statut juridique est destiné aux entrepreneurs individuels répondant à deux conditions :

  • être soumis au régime fiscal de la micro-entreprise ;
  • exercer une activité industrielle, artisanale, commerciale ou libérale.

Lorsque vous remplissez ces conditions, vous pourrez alors bénéficier d’un régime fiscal, comptable et social simplifié ce qui vous permettra de réaliser uniquement des déclarations simplifiées.

Se lancer dans l’auto-entrepreneuriat est particulièrement recommandé aux particuliers dont les projets sont encore à la phase de test. Le régime est compatible principalement avec le statut de demandeur d’emploi, mais aussi avec celui d’étudiant, de salarié, de fonctionnaire ou de retraité.

Aussi, un réel avantage se trouve en la possibilité de révoquer votre statut d’auto-entreprise par une simple déclaration ou de passer à un régime réel dès que vous vous sentez prêt.

Par ailleurs, ce régime permet aussi la simplification des cotisations et contributions sociales. Vous pouvez effectuer le règlement de façon mensuelle ou trimestrielle selon votre convenance. De plus, le montant des cotisations sociales se calcule en appliquant un taux de cotisation sur le chiffre d’affaires que vous pouvez déclarer en ligne.

Ce fonctionnement constitue un réal atout, car lorsque l’auto-entrepreneur ne réalise pas de chiffre d’affaires, il est exempté du paiement de cotisations sociales. En cumulant votre statut d’auto-entrepreneur avec les aides proposées, vous profiterez avec l’ACRE (Aide aux Créateurs et Repreneurs d’entreprises)et d’autres avantages comme l’exonération de charges sociales pendant la première année d’activité.

Enfin, sur le plan comptable, l’auto-entrepreneur est soumis à des obligations qui se limitent à tenir un livre des recettes et à conserver toutes les pièces justificatives. Autrement, vous devez tenir un registre récapitulatif des achats.

Les avantages fiscaux en auto-entreprise

Absence de TVA

En ce qui concerne la TVA, lorsque vous vous installez en tant qu’auto-entreprise, vous bénéficiez d’un droit à une exemption de TVA. Comme vous n’avez pas de TVA à facturer ou à déclarer, vous êtes à même de proposer des prix beaucoup plus compétitifs que ceux de vos concurrents soumis à la TVA.

Cependant, la contrepartie n’est pas moindre, car vous n’êtes pas non plus en mesure de récupérer la TVA que vous allez payer sur vos investissements et divers achats. Dans la pratique, nous vous conseillons de renoncer à l’exonération de la TVA lorsque vous avez des projets qui nécessitent de votre part un investissement important pour son développement.

Précisons en ce sens que depuis le 1er janvier 2018, vous pouvez bel et bien être auto-entrepreneur sans bénéficier de l’exonération de TVA, en fonction de votre chiffre d’affaires.

Le prélèvement libératoire forfaitaire

En remplissant certaines conditions, vous pourrez opter pour un versement libératoire auto-entrepreneur. C’est une option qui vous permet de régler en un paiement unique vos impôts sur le revenu, mais aussi toutes les charges sociales obligatoires.

Dans les faits, vous déclarez et payez de façon trimestrielle ou mensuelle vos différentes charges d’auto-entrepreneur qui sont calculées forfaitairement.

Le prélèvement libératoire forfaitaire n’est valable que lorsque le revenu global du foyer fiscal est inférieur à un certain montant que vous pouvez contrôler chaque année auprès du Centre de Formalités des Entreprises auquel est rattachée votre entreprise.

Sans cet avantage, vous devrez rapporter votre chiffre d’affaires annuel sur la déclaration de revenus pour l’impôt sur le revenu. En fonction de la nature des revenus, il sera classé dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux, ou celle des bénéfices non commerciaux, et vous vous acquitterez de vos charges sociales séparément.

Le prélèvement est donc un réel atout pratique et très utile, même si ses avantages sont peu visibles au démarrage de votre activité. Il vous permet d’avoir une idée précise de ce que vous avez en trésorerie à la fin du mois ou du trimestre.

Pour évaluer tous les contours de cette opportunité, vous pouvez comparer le taux du prélèvement libératoire avec les taux d’imposition progressifs qui vous auraient été appliqués si vous étiez imposable au titre de l’impôt sur le revenu, conformément à votre chiffre d’affaires réalisé.

Le prélèvement libératoire offre souvent un taux plus bénéfique. Vous devez également savoir que si vous déclarez vos revenus et n’êtes plus soumis à l’option de prélèvement obligatoire, un montant forfaitaire pour des frais professionnels est retiré des revenus pour déterminer la base imposable.

Les exonérations fiscales pour les auto-entrepreneurs

Avant 2015, les auto-entrepreneurs bénéficiaient d’une exonération temporaire de cotisation foncière des entreprises (CFE). Même si ce n’est plus d’actualité, un auto-entrepreneur n’est pas redevable de la CFE durant sa première année d’imposition.

Pour profiter de cet avantage, il faut avoir fait une déclaration provisoire mentionnant la demande d’exonération temporaire avant le 31 décembre de l’année où vous commencez vos activités, ou avant les trois mois si vous débutez à partir du mois d’octobre.