Les différentes assurances professionnelles indispensables à l’entreprise

Il suffit parfois d’une mauvaise livraison ou d’un incendie pour fragiliser la pérennité d’une entreprise. Au sens juridique strict, seules quelques assurances sont impératives (assurance auto, responsabilité civile, et assurances particulières de type garantie décennale pour certains domaines d’activités. Les petites et moyennes entreprises ainsi que les très petites entreprises ont intérêt à souscrire à des garanties supplémentaires (l’assurance des biens, l’assurance des pertes d’exploitation ou la responsabilité professionnelle). Il est possible en fonction de l’activité menée par l’entreprise que certains contrats soient plus utiles que d’autres. Au vu de la multitude des assurances professionnelles qui existent, il convient d’en savoir plus en tant que chef d’entreprise.

L’assurance des biens

C’est l’une des premières catégories professionnelles pour les entreprises, car elle couvre les risques potentiels provenant de l’extérieur (vol, incendie, inondation, menace des locaux, matériel et stocks). Il faut avoir une assurance particulière pour faire face à ces différents dommages. Bien que la souscription à une assurance des biens ne soit pas obligatoire, elle est fortement recommandée et incontournable. Si votre entreprise occupe un local, elle doit souscrire obligatoirement à une assurance afin de couvrir les dommages liés aux biens immobiliers ainsi qu’à la responsabilité d’occupation. Il s’agit d’une obligation mentionnée dans la loi n°89-462 du 6 juillet 1989. En cas de problèmes au sein de l’entreprise, le gérant doit faire une déclaration à son assureur dans un délai de 5 jours en fonction du risque.

L’assurance des pertes d’exploitation

Cette assurance est très négligée par de nombreuses PME à cause du fait qu’elle n’est pas obligatoire. Et pourtant, elle est d’une grande aide en cas de sinistre empêchant à l’entreprise de poursuivre ces activités. Cette assurance s’occupe des charges fixes de l’entreprise (remboursements des intérêts d’emprunt, salaires des employés) en attendant que l’outil de production redémarre ainsi que des frais supplémentaires causés par la recherche des solutions pour remettre sur pied les activités de la société. L’entreprise doit déterminer la période à laquelle elle est censée retrouver son équilibre financier. Ce délai peut aller jusqu’à trois ans minimum.

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L’assurance des véhicules

Cette assurance prend deux volets en compte. Le premier concerne la responsabilité civile circulation qui est impérative pour toutes les sociétés. Elle couvre les dégâts causés par les véhicules utilisés par l’entreprise dans l’exercice de son activité. Le second volet concerne l’assurance liée aux véhicules et extensions utilisées pour le transport des marchandises de l’entreprise. Plusieurs sociétés pensent à l’assurance de leur parc automobile, mais oublient d’assurer les véhicules qui ne roulent pas sur la voie publique comme les véhicules de manutention. La prime d’assurance varie en fonction du nombre d’engins couverts et inscrit dans une liste fermée. Le chef d’entreprise peut souscrire à une garantie spécifique pour profiter d’un engin de rechange ou souscrire à une assurance contre la casse d’aménagements internes liée à son activité.

Si l’entreprise fait dans la gestion des données informatiques, il est indispensable qu’elle souscrive à une assurance des risques informatiques qui couvre les ordinateurs et les bases de données.